Les animaux domestiques sont présents dans environ la moitié des ménages en France, un peu moins en Allemagne (environ 43%) et au Royaume-Uni (44%). Ces taux peuvent s’expliquer par la demande des enfants ou par un besoin de compagnie.
L’achat d’un animal de compagnie dépend en grande partie de l’endroit où l’on se trouve, les gens de la campagne étant plus susceptibles d’avoir un animal de compagnie que ceux qui vivent en ville. Par exemple, en France, il y a plus de propriétaires d’animaux de compagnie parmi les personnes âgées vivant à la campagne : 48% des 70-79 ans qui vivent dans une unité urbaine de moins de 5 000 habitants ont au moins un animal, et ils sont encore 39% à plus de 80 ans.

Un animal de compagnie contre la solitude

Si les animaux de compagnie sont toujours populaires auprès des aînés, c’est parce qu’ils aiment leur compagnie. Ils permettent à des personnes parfois isolées (en raison de leur situation géographique, de problèmes de santé…) d’avoir des interactions quotidiennes et de se sentir utiles.
Au Royaume-Uni, 12% des personnes âgées de 65 ans et plus déclarent même que leurs animaux domestiques sont leur principale source de compagnie. C’est donc un bon moyen de lutter contre l’isolement, mais pas seulement. La recherche scientifique qui met l’accent sur les bienfaits pour la santé d’un animal de compagnie de tous les jours se développe, surtout pour les propriétaires de chiens. Ils pourraient stimuler les fonctions cardiaques, favoriser l’activité physique, mais aussi exposer leurs propriétaires à des bactéries qui enrichissent la flore intestinale. Une étude suédoise indique que ces avantages sont particulièrement vrais pour les personnes vivant seules.
Il y a donc de nombreux avantages physiques et psychologiques à entrer en contact avec des animaux de compagnie. Certains établissements de soins de longue durée acceptent également que les résidents intègrent l’établissement avec leur compagnon, tandis que d’autres ont un animal  » mascotte « , qui passe ses journées dans l’établissement. On assiste également au développement de la zoothérapie dans les établissements de soins de longue durée, qui permet aux résidents de s’évader quelques instants de l’environnement médicalisé, comme dans cet établissement de soins de longue durée de Dijon, Les Vergers, où un cheval visite régulièrement les résidents.

Les 60-69 ans dépensent 345 € par an pour leurs animaux domestiques

Avoir un animal de compagnie génère des dépenses qui peuvent être importantes. Les ménages âgés de 60 à 69 ans sont ceux qui dépensent le plus pour leurs compagnons en France, avec une moyenne de 345 € par an, les dépenses diminuant chez les ménages âgés. Cette diminution des montants dépensés est visible en Allemagne, où les dépenses maximales concernent les ménages plus jeunes de 45-55 ans avec 264 € par an, avec une baisse à 168 € pour ceux de 55-65 ans.


Des consultations chez le vétérinaire à la nourriture, les dépenses couvrent une variété de coûts


En matière d’alimentation, les fabricants proposent une gamme de plus en plus riche d’aliments adaptés aux besoins de l’animal. On trouve ainsi des produits pour chiens ou chats appelés seniors qui permettent de lutter contre la dégradation des os, de maintenir un poids équilibré, d’augmenter l’apport en antioxydants, en phosphore… autant de besoins qui reflètent les propres problèmes de santé des propriétaires âgés.